Mandarin Oriental Tokyo
En 1603, le shogunat Tokugawa fonde Edo et construit le pont Nihonbashi. Depuis ce pont partent les cinq grandes routes qui relient la capitale au reste du Japon. Au milieu du pont : le kilomètre zéro du pays. Toutes les distances du Japon sont encore mesurées depuis ce point. En 2005, le Mandarin Oriental Tokyo ouvre au sommet de la Nihonbashi Mitsui Tower — directement adossée au Mitsui Honkan de 1929, immeuble classé monument culturel important, construit par la famille qui tenait ici un magasin de tissu depuis 1673. Le premier Mandarin Oriental du Japon se pose au kilomètre zéro de la nation.
L'Histoire · Nihonbashi · Le Pont Du Japon · Quatre Siècles De Commerce
Nihonbashi signifie "le pont du Japon" — 日本橋. Le pont original en bois est construit en 1603, l'année même où Tokugawa Ieyasu établit son shogunat à Edo. Il devient immédiatement le point de départ des Gokaidô — les cinq grandes routes impériales qui structurent le territoire japonais : le Tōkaidō vers Kyoto et Osaka, le Nakasendō par les montagnes, le Kōshū Kaidō, le Nikkō Kaidō et l'Ōshū Kaidō. Depuis ce pont partent tous les voyages du Japon féodal. Une stèle au centre du pont marque encore aujourd'hui le dôro genpyô — le point kilométrique zéro du réseau routier national japonais. Le pont est reconstruit en pierre en 1911 dans un style Renaissance anglais. Dans les années 1960, une autoroute surélevée est construite juste au-dessus. Un projet de trois cent vingt milliards de yens est en cours pour enterrer cette autoroute d'ici 2040 et rendre au pont son ciel et sa vue sur le Mont Fuji. L'hôtel qui se trouve directement au-dessus de ce quartier contemple chaque jour ce retour lent du pont à lui-même.
Bois Et Eau · César Pelli · La Tour Au-Dessus Du Monument
La Nihonbashi Mitsui Tower est l'œuvre de César Pelli — l'architecte argentin auteur des Petronas Towers et du World Financial Center de New York. La tour de quarante et un étages est construite en dialogue délibéré avec le Mitsui Honkan de 1929 — classé monument culturel important, dont les colonnes de marbre et la façade de granit s'alignent avec la base de la nouvelle tour. Pelli a repris le rythme des colonnes du Mitsui Honkan dans la base de la tour — une continuité visuelle entre deux siècles d'architecture du quartier. Les intérieurs de l'hôtel sont construits autour du concept Bois et Eau — l'hôtel pensé comme un grand arbre vivant, ses chambres comme des branches, ses espaces comme des clairières. Le bois de camphre, la pierre, les tissus naturels et les motifs de forêts et de rivières — que l'on retrouve jusque dans les papiers peints des chambres — sont la traduction de la nature japonaise dans un immeuble du quartier financier le plus ancien de Tokyo.
Les cent soixante-dix-neuf chambres et suites occupent les étages trente à trente-six, chacune avec une vue panoramique différente selon l'orientation — la rivière Sumida, les gratte-ciels de Shinjuku, le Tokyo Skytree, le Palais Impérial et ses jardins, et par temps clair le profil du Mont Fuji à l'horizon occidental. Les salles de bains intègrent trois types de douches — corporelle, manuelle et pluie — ainsi qu'une baignoire encastrée profonde pensée pour la contemplation. Le yukata original en coton japonais dit la façon dont l'hôtel pense son rapport à la tradition : non pas comme décor, mais comme vêtement que l'on porte vraiment. Les chambres rénovées préservent le concept fondateur — les motifs de forêts et de rivières dans les papiers peints intègrent la nature japonaise dans des espaces résolument contemporains.
Tokyo est la ville avec le plus d'étoiles Michelin au monde — et le Mandarin Oriental Tokyo en concentre trois dans ses restaurants des trente-septième et trente-huitième étages. Sense propose une cuisine cantonaise de haute précision dirigée par le chef Toshiyuki Nakama. Signature est la table gastronomique de l'hôtel. Tapas Molecular Bar — cuisine moléculaire en format bar, chaque tapas comme une expérience sensorielle miniaturisée — est l'une des adresses les plus singulières de Tokyo. Sushi Shin by Miyakawa est la première table tokyoïte du restaurant SuShi Miyakawa de Hokkaido, trois étoiles dans sa préfecture d'origine. K'shiki propose une cuisine italienne contemporaine et le petit déjeuner buffet le plus réputé de l'hôtellerie de luxe tokyoïte.
Le spa occupe les deux étages les plus hauts de l'hôtel avec la vue la plus dégagée de toute la propriété — et par temps clair la silhouette du Mont Fuji à l'horizon occidental. Forbes Travel Guide lui a attribué cinq étoiles pendant neuf années consécutives — un record dans l'hôtellerie de luxe japonaise. Le programme signature Totally Tokyo — Cinq Voyages depuis Nihonbashi — utilise cinq ingrédients emblématiques de la nature japonaise : le thé vert, le pin, le bambou, le son de riz et la prune. Ces cinq éléments constituent un parcours de soin construit sur la même philosophie que la cuisine de saison japonaise : chaque ingrédient au moment juste, dans la concentration qui lui permet d'exprimer ses propriétés maximales. L'hôtel propose également méditation zen et excursion au ryokan Gora Kadan à Hakone — une extension vers la nature et les sources thermales qui dit quelque chose sur la façon dont le Mandarin Oriental pense le bien-être : non pas comme un service intérieur, mais comme une ouverture vers le Japon.
Le Mitsui Honkan de 1929 est directement adjacent à la tour et accessible depuis l'hôtel par une connexion intérieure. Classé monument culturel important, cet immeuble Beaux-Arts aux colonnes de marbre abrite les espaces de banquet les plus historiques que l'hôtel met à disposition : le Grand Ballroom, quatre salles de banquet, six salles de réunion et une chapelle. Pour les mariages et événements d'entreprise, le Mandarin Oriental Tokyo offre la singularité de combiner un cadre contemporain aux standards les plus élevés de l'hôtellerie internationale avec l'une des architectures historiques les plus précieuses du quartier commercial le plus ancien de Tokyo. La famille Mitsui est présente à Nihonbashi depuis 1673 — trois cent cinquante ans dans le même quartier, dont le Mitsui Honkan est la traduction la plus monumentale.
Nihonbashi est l'un des rares endroits de Tokyo où des maisons de commerce centenaires survivent côte à côte avec les gratte-ciels contemporains. Mitsukoshi, le plus ancien grand magasin du Japon, fondé en 1673 sous le nom d'Echigoya, se trouve à quelques mètres de l'hôtel. Sembikiya, le fruitier d'exception fondé en 1867 qui vend les melons les plus chers du monde, est installé au rez-de-chaussée même de la Nihonbashi Mitsui Tower. L'hôtel propose une promenade historique guidée — un tour à pied qui couvre le pont Nihonbashi, ses sanctuaires cachés, ses théâtres, et les boutiques dont l'histoire remonte à l'époque d'Edo. Dans les ruelles survivent des artisans spécialisés dans la laque, la feuille d'or, les couteaux en acier, le saké, l'encens — des commerces dont la spécialité remonte parfois au XVIIe siècle. Le Mandarin Oriental Tokyo est le seul hôtel de luxe de Tokyo dont la promenade à pied depuis l'entrée conduit directement au kilomètre zéro du Japon.
Le groupe Mandarin Oriental articule chaque propriété autour d'une philosophie appelée Sense of Place — la conviction qu'un hôtel doit exprimer le lieu qu'il habite plutôt que d'imposer une identité de marque uniforme. À Tokyo, cette philosophie se traduit par le concept Bois et Eau — une métaphore qui traverse l'hôtel des papiers peints des chambres aux ingrédients du spa. Elle se traduit aussi par des gestes précis : le yukata original en coton japonais, le bento de riz et poisson grillé au petit déjeuner, la méditation zen comme programme de bien-être. Et elle se traduit par le choix du quartier : Nihonbashi, le kilomètre zéro du Japon, le cœur commerçant d'Edo, le point depuis lequel toutes les distances du pays sont mesurées. Pour un hôtel dont la philosophie est d'être au cœur de son lieu, il était difficile de trouver un emplacement plus précis.
En 1603, le pont Nihonbashi est construit.
Depuis ce pont partent
les cinq grandes routes du Japon.
Au milieu du pont : le kilomètre zéro.
Toutes les distances du pays
sont calculées depuis ce point.
En 2005, le Mandarin Oriental Tokyo
ouvre au sommet de la tour
adossée au Mitsui Honkan de 1929,
bâti par la famille qui tenait ici
un magasin de tissu depuis 1673.
Le premier Mandarin Oriental du Japon
se pose au kilomètre zéro de la nation.
Bois et Eau.
La forêt dans la tour.
La rivière dans la chambre.
Beaucoup de grands hôtels de luxe à Tokyo choisissent Ginza pour sa visibilité commerciale, Shinjuku pour son effervescence, Omotesando pour son esthétique. Le Mandarin Oriental a choisi Nihonbashi — le quartier financier historique, dense, peu touristique, sans le glamour de Ginza ni l'agitation de Shinjuku. Ce choix dit quelque chose d'essentiel sur la philosophie du groupe : la qualité d'une adresse ne se mesure pas à sa visibilité mais à sa profondeur. Nihonbashi est le quartier le plus profond de Tokyo — le plus ancien, le plus continu, le plus chargé de sens. Le kilomètre zéro est là. Le Mitsui de 1673 est là. Les artisans centenaires sont là. Et depuis le sommet de la tour, par temps clair, le Mont Fuji à l'horizon. Pour un hôtel dont la philosophie est d'être au cœur de son lieu, Nihonbashi était la seule réponse juste.
Mandarin Oriental, Tokyo
2-1-1 Nihonbashi Muromachi, Chuo-ku, Tokyo 103-8328
Nihonbashi Mitsui Tower · Étages 30–38
179 chambres et suites · 12 restaurants et bars
3 étoiles Michelin · Spa Forbes Five Star
Accès direct Mitsukoshimae Station
Le kilomètre zéro du Japon
est sous nos fenêtres.
Le pont Nihonbashi en 1603.
La famille Mitsui en 1673.
Le Mitsui Honkan en 1929.
La tour de César Pelli en 2005.
Le concept dit Bois et Eau :
la forêt dans les papiers peints,
la rivière dans les baignoires,
le Mont Fuji par temps clair depuis le spa.
Toutes les distances du Japon
sont calculées depuis ce point.
Le Mandarin Oriental Tokyo
est au centre.
C'était le choix.
Mandarin Oriental -Tokyo
© Mandarin Oriental-Tokyo
























